May
21
2009
Construire une forêt
Écrit par Christel   

Un ami me propose de vous présenter un travail effectué il y a un an, le week-end du 8 et 9 Mars 2008 par une partie de l'équipe edg de l'époque tes que Philippe (GP, le propriétaire des lieux et de la future forêt), Michel (Sacal, le Chef qui le sera toujours dans nos coeurs), Alexis (le gentil Lyonnais, toujours modo sur edg)... sans oublier Michel (Toche, qui a fait la plupart des photos).

Cette forêt, faite de sept arbres, des Acer de Burger, est celle de l'Amitié et du Bonsaï.

"J'ai acheté en septembre 2007 un lot d'érables tridents au Jardin Yili, pépinière bien connue des amateurs d'Ile de France, dans le but de réaliser cette forêt hors norme.
Ces arbres ont été élevés en pleine terre puis plantés en pot de culture dans l'année précédent l'achat.
Le nebari, comme on pourra le voir dans les photos, n'est pas terrible avec de grosses racines plongeantes et en tout cas pas adapté à une plantation en pot plat.
Les arbres ont passé l'hiver en serre froide, plantés dans un gros pot avec juste du gravier par dessus les mottes."
Philippe

Philippe accueillait tout ce petit monde chez lui. Tout est prêt, même la caisse qui va contenir la forêt.

Les arbres dans leur por de culture et le maître des lieux qui inspecte Tongue out

Un gros travail sur les racines était nécessaire puis un bon nettoyage à la griffe et enfin un jet d'eau... le pain racinaire a été mis à plat.

"Chacun sa méthode, je travaille à la griffe et Michel à la baguette mais c'est normal pour un chef d'orchestre.Incontournable, le lavage de la motte au jet d'eau pour retirer toute l'ancienne terre bien collante." Philippe













Les racines aériennes et pivots ont été supprimés pour obtenir un nébari bien à plat et favoriser le développement du chevelu, aucun problème avec le Burger, ce dernier développe son racinaire de façon très énergique.

Pas de mastic sur les coupes des pivots. Ce n'est pas nécessaire avec un substrat drainant.

 

Le choix de chaque emplacement prend du temps, donc les racines des arbres sont protégées de la sécheresse par un linge humide. Les pains racinaires bien travaillés permettent à l'arbre de tenir tout seul.

Chaque arbre est fixé solidement par un fil agrafé au fond de la caisse.

Les hommes discutent du choix et l'emplacement de chaque arbre puis dès qu'un arbre est en place, ses racines sont recouvertes pour éviter un dessèchement.
Philippe a choisi de la zéolite comme substrat, 100 % drainant sans apport organique,  en Ile de France, le climat est assez pluvieux.

Un arbre a peu de racines, donc le choix est fait de le fixer à l'aide d'une vis.

Deux cerveaux c'est mieux Tongue out

Contrôle du Chef Laughing

Une couche de mousse est posée sur la surface...





Philippe arrose.

Voilà ce que cela donne avant la taille légère (en douceur) des rameaux mal placés ou inutiles. Face avant, gauche, arrière, droite et dessus.

Après ka taille de nettoyage effectuée par Philippe



C'est une forêt avec deux groupes distincts, à gauche et à droite. Chacun des groupes a un arbre leader (le plus gros), les autres sont ordonnancés de façon asymétrique autour de lui. Les distances entre chaque arbres sont différentes.
Les arbres les plus petits sont à l'arrière et sur les côtés pour donner la perspective et l'illusion d'une forêt vue de près.

Le 10 Juin 2008, tous les arbres sont bien repartis malgré des débuts difficiles dûs en grande partie aux coupes sévères des racines.
Philippe a fait une première taille de la partie haute pour limiter la tendance apicale et renforcer le bourgeonnement vers le bas. En soulevant la mousse, on peut vour que l'enracinement est en très bonne voie.

Le 21 Avril 2009, voici la forêt, elle évolue très bien (elle est venue respirer l'air de la Beauce, c'est pour ça Tongue out ). L'année prochaine, il est prévu d'ajouter 4 arbres plus petits pour passer à une forêt de 11 arbres et de placer le tout sur une lauze.

A suivre...

 

 

Mise à jour le Samedi, 23 Mai 2009 08:20
 

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