Bonjour,
Voici quelques informations concernant le bouturage des azalées
Le bouturage des satsuki n’est pas très difficile, il peut se faire sur bois tendre ou bois dur.
Bien sûr, le bouturage sur bois dur (bois lignifié ou bois aoûté) prendra plus de temps.
Trois points importants pour la réussite des boutures :L’humidité.
La chaleur.
La luminosité (à ne pas confondre avec l’ensoleillement).
Quand :
Selon différents ténors du satsuki, la meilleure période est mi-mai à fin juin pour les boutures de bois tendre (pousse de l’année)
En fait, elles peuvent se faire plus tard, mais il y a plus de risque pour passer l’hiver.
Personnellement, je les pratique après la floraison, en profitant des déchets des tailles d’entretien
Le printemps (avant la reprise végétale) étant la meilleure période pour les boutures de bois dur.
D’après M. A. Kennedy, les Japonais pratiquent ces boutures en février.
Attention, l’enracinement est beaucoup plus long à obtenir.
Dans quel substrat : Un mélange très drainant composé de gravions dans le fond et de kanuma trois granulométries différentes, comme toujours la plus grosse dans le fond pour terminer par la plus fine en surface, je rajoute un peu de terre de bruyère à la dernière couche.
Le tout étant installé dans une caisse assez profonde en polystyrène.
Comment : Je détache de la plante une jeune pousse de l’année de 4 à 8 cm de long avec une paire de ciseaux ou mieux, avec une pince concave.


La plupart du temps, je prélève des rejets sur le tronc, ils sont disgracieux et ne font qu’affaiblir l’arbre.
Sur la photo, les rejets marqués en jaune seront prélevés tandis que ceux en rouges resteront encore quelque temps.
De cette façon, ils contribueront à masquer la cicatrice.

Pour éviter qu’ils ne se dessèchent, je place tous mes prélèvements dans un verre d’eau.

Quand j’en ai en suffisance, je les prends un par un, j’enlève les feuilles de la partie basse.


Je coupe le bas de la bouture à angle droit par rapport à la longueur de la branche on peut aussi le couper en biais.
J’utilise un bistouri et une lame neuve.
Je les trempe dans de la poudre d’hormone et élimine l’excès de poudre en « tapotant» légèrement avec l’index.

Je fais un avant-trou dans le substrat avec un bâton ou un pic à brochette pour éviter que la poudre d’hormone ne reste en surface.

Je les plante verticalement à une profondeur de deux centimètres en faisant attention qu’il n’y ait pas de feuille qui touche le sol.
Je les incline si je veux leur donner un mouvement à la base.
Je tasse la terre pour qu’elle soit en contact avec la bouture.
Il est bien sûr possible de les planter en les inclinant pour donner un mouvement naturel au départ du tronc, c'est selon la forme que l'on veut donner au futur plan.
Ou : Une fois mes boutures installées dans leur caisse, je les place dans un endroit lumineux, abrité du vent et ne recevant le soleil qu’une partie de la matinée.
Je les protège également de la pluie qui est parfois trop violente, de plus je préfère doser l’arrosage moi-même.
Il est bien évident qu’il faut protéger ces jeunes boutures du gel.
Engrais : Dès les premiers signes de reprise, je donne de l’engrais organique.
Combien de temps : Les jeunes racines sont extrêmement fragiles, personnellement, je laisse mes boutures tranquilles dans leur caisse pendant environ un an.
Après cette période, je les place dans un pot de culture et les engraisse de mon mieux.
D’autres personnes les rempotent déjà après deux mois.
En deux ans, on peut obtenir ceci.


